LAGNIEU (01) 14.04.2016

Résumé
Observation d’un anneau statique de couleur noire dans le ciel : observation certaine d’un phénomène de cercle de fumée créé par des tests pyrotechniques effectués le jour de l’observation sur le camp militaire de la Valbonne.
Description
Le 14 avril 2016 un témoin, agriculteur de profession, quitte son domicile accompagné de son père afin d’entreprendre des travaux agricoles sur ses terres à proximité du hameau de Proulieu (01). L’observation débute à 09h50 alors que les témoins se déplacent dans leur véhicule, à environ 30 km/h, sur un chemin de terre longeant l’ancienne route de Blyes (01). Le temps est au beau fixe avec un peu de vent et une température de 16°. Le père du témoin est le premier à apercevoir le PAN, qu’il montre à son fils. Le PAN se présente sous la forme d’un anneau statique de couleur noire, situé selon les témoins au-dessus d’un bois à une distance estimée à environ 500m. Le témoin estime qu’il se trouve vers le Sud-Ouest, en direction de la commune de Saint-Vulbas (01). Il saisi rapidement son téléphone portable pour filmer et photographier le PAN, depuis la fenêtre baissée côté passager, pendant environ 2 à 2 minutes 30, tout en continuant à rouler sur le chemin de terre. Le PAN fini par disparaitre, en se disloquant « comme un petit nuage ».
De l'enquête de la Gendarmerie il ressort que « cet événement a fait l’objet d’un article dans l’édition du journal le Progrès édition la Côtière du dimanche 18 avril 2016. Il ressort [de cette parution] que d’autres témoins auraient vu l’événement ». De plus ils notent également que le jour de l’observation « une société civile aurait fait des tests aux explosifs dans la journée sur le camp militaire de la Valbonne ». Un seul témoignage est recueilli.
Il ne fait guère de doute que les témoins ont observé un cercle de fumée produit par l’utilisation d’engins pyrotechniques lors d’essais d’explosif sur le camp militaire de la Valbonne (voir le compte rendu d'enquête). Le lieu de ces tests étant assez éloigné de la position des témoins, ils n’ont sans doute pas perçu le bruit des détonations à l’origine de la création de cet anneau noir, ou alors l’ont entendu plus tard, sans faire le rapprochement.
A noter enfin que la météorologie était propice au maintien pendant plusieurs minutes de la structure de l’anneau, le vent étant très faible au moment de sa formation.
L’étrangeté de ce cas est faible et est surtout causée par l’aspect inhabituel du PAN, que les témoins n’ont pas su rapprocher à un phénomène connu d’eux, ne l’ayant probablement jamais observé auparavant.
Le témoignage est consistant, avec suffisamment de données fournies par le témoin et exploitables, le procès-verbal de Gendarmerie est complet et bien renseigné. Il existe par ailleurs une vidéo et six photographies, qui ont pu être exploitées pour l’analyse du cas.
Ce cas est à classer en «A», comme observation certaine d’un phénomène de cercle de fumée créé par des tests pyrotechniques effectués le jour de l’observation sur le camp militaire de la Valbonne.