[A9] de NIMES (30) vers MONTPELLIER (34) 05.01.1984 T2

Résumé
Observation nocturne depuis un véhicule par un seul des deux témoins d'un phénomène lumineux aux couleurs variées (PAN 2) : méprise astronomique de l'étoile Aldébaran.
Description
Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification.
Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé GRAND GALLARGUES (30) 1984 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment.
Le 05 janvier 1984 vers 02h30, deux témoins sont en déplacement à bord d'un véhicule VSL sur l'autoroute A9 en direction de Montpellier (34). Les témoins remarquent un PAN qui les suit le long de l'autoroute sur une distance d'une vingtaine de kilomètres. Un second PAN est observé uniquement par le second témoin très apeuré. Aucun bruit particulier n'est entendu durant les observations.
Il y a lieu de distinguer deux phénomènes PAN 1 et PAN 2 (voir le compte rendu d'enquête).
Les caractéristiques physiques et le comportement du PAN 1 (voir le cas [A9] DE NÎMES (30) VERS MONTPELLIER (34) 05.01.1984 T1) observé par les deux témoins ne correspond à aucun phénomène connu. Cependant, en étudiant un peu plus les témoignages, on se rend compte que pratiquement l’ensemble des éléments des témoignages, en plus des dessins, divergent sur l’aspect et le comportement du PAN 1 et que leur faiblesse quantitative et qualitative ne permet pas d’effectuer davantage de vérifications et de recoupements qui pourraient soit expliquer, soit confirmer ou infirmer le caractère étrange et inexplicable du phénomène. Cette faiblesse de consistance empêche de maintenir le cas dans sa classification initiale D. En conséquence le GEIPAN classe le PAN 1 en C : manque d’informations fiables.
Concernant le PAN 2 uniquement observé par T2, il s’agit d’une confusion astronomique, avec l’étoile Aldébaran, observée dans une configuration géographique temporairement propice.
Une partie de l’étrangeté causée à T2 résulte de l’illusion de la boule suiveuse, crée par le propre déplacement du témoin : le PAN éloigné (ici l’astre) donne l’impression de suivre le déplacement du témoin en se déplaçant par rapport à la route, alors que c’est la route qui évolue relativement à la direction fixe de l’astre.
En conséquence le GEIPAN classe le PAN 2 en A : observation d’Aldébaran.