GRASSE (06) 26.03.2016

Summary
Observation des évolutions de plusieurs sphères dans le ciel, très vite cachées par des immeubles : méprise certaine avec un vol d'hélicoptères.
Description
Le 26 mars 2016 (et non le 26 septembre comme indiqué dans le texte libre) entre 09h50 et 09h55, le témoin depuis un parking suit l'évolution d'un objet sphérique et brillant qui passe au-dessus de la ville. Il décrit une sphère qui rejoint deux autres "boules". L'ensemble vole alors en escadrille, avant d'être rejoint par une quatrième "boule". Elles disparaissent ensemble hors de la vue du témoin cachées par les immeubles environnants. Un seul témoignage sera recueilli.
La description du cas d'observation faite par le témoin laisse à penser de prime abord à des hélicoptères. Au sud de la ville de GRASSE à 12 km environ, dans la direction d'ailleurs indiquée par le témoin, il existe un centre de formation au pilotage d'hélicoptères, situé à proximité des pistes de l'aérodrome de CANNES-MANDELIEU-LA NAPOULE.
Un appel téléphonique à l'entreprise AZUR HELICO a permis de confirmer cette hypothèse : en effet, son responsable a affirmé à l'enquêteur après de rapides recherches « qu’au moins 3 appareils étaient en vol » avec des instructeurs, ce samedi matin 26 mars 2016 et à l'heure de l'observation soit entre 9h30/10h00.
L’étrangeté perçue par le témoin réside dans la forme sphérique des éléments observés. Il faut savoir qu’à des fins de formation, AZUR HELICO dispose dans sa flotte aérienne, de plusieurs hélicoptères de Type R 22 et/ou de Type CABRI G2. Or ces 2 types de petits hélicoptères de formation, lorsqu'ils sont vus de face prennent bien l'aspect de sphères et sans doute même de coté au regard de la finesse de leur queue. Leur couleur est bien foncée, et le soleil les éclairant pouvant leur donner l’aspect « brillant » décrit par le témoin.
Si la vitesse de déplacement semble rapide pour le témoin, il faut savoir que ces engins volent à 180 km/h.
L’absence de bruit est aussi un élément qui semble avoir intrigué : or le témoin se situait à proximité de l’hôpital de Grasse, lieu pas particulièrement bruyant certes (« des bruits de circulation des véhicules ») mais suffisamment sans aucun doute, pour ne pas percevoir la finesse de certains sons : de plus les hélicoptères étaient a priori bien au Sud, par conséquent leur son pouvait être beaucoup plus atténué (à la différence d’un témoin qui se trouverait juste dessous), avec qui plus est un son non-porté par le vent. Par ailleurs des normes limitant la pollution sonore sont de mise dans cette zone densément peuplée et les R 22 ou CABRI G2 ne sont pas particulièrement bruyants.
En outre, s’il y avait eu autre chose dans le ciel à ce moment-là, cela n’aurait pas manqué d’être mentionné par d’autres personnes (zone peuplée) et notamment par les instructeurs en vol. Or tel n’est pas le cas.
Finalement, le temps d’observation de 15 secondes est vraiment très court pour bien appréhender le phénomène, tel un vol d’hélicoptères qui s’éloignaient en direction de Mandelieu-la-Napoule et disparaissant de sa vue, cachés par les immeubles environnants.
Le GEIPAN classe ce cas en A : méprise certaine avec un vol d’hélicoptères.