SAINT-DENIS-DE-L'HOTEL (45) 24.03.1997

Summary
Courte observation par un automobiliste de plusieurs rangées de lumières en déplacement dans le ciel nuageux : manque d'informations.
Description
Le GEIPAN continue à publier l’ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l’époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd’hui l’objet d’un réexamen, dans le seul but d’être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l’expérience d’enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification.
Ce cas d’observation précédemment classé D et nommé CHATEAUNEUF-SUR-LOIRE (45) 24.03.1997 fait partie d’un ensemble de cas réexaminés récemment.
Le 24 mars 1997 vers 6 heures 30 un automobiliste sur la voie express N60 à environ 4km de l'échangeur de Fay-aux-Loges (45) observe dans le ciel nuageux un phénomène lumineux en déplacement. Le PAN est décrit comme composé de plusieurs séries de 5 ou 6 rangées de lumières sur une grande largeur. Ces rangées de lumières bien ordonnées, les unes au-dessus des autres, et fortes ne permettent pas au témoin de distinguer un contour précis. Il voit le PAN aller vers La Ferté-Saint-Aubin (45) puis vers Sully (45) avant de se remettre dans le même axe en direction de La Ferté-Saint-Aubin (45). Le témoin ralentit mais, continue néanmoins sa route en direction d'Orléans et le PAN est perdu de vue. Aucun autre témoignage n'a été recueilli.
Certains paramètres de cette observation font penser à une confusion avec un skytracker de discothèque (voir le compte-rendu d'enquête) :
- observation de lumières sans objet « solide » ;
- disposition géométrique : certains modèles de skytrackers peuvent faire un effet de lumières disposées géométriquement ;
- c’est un lundi matin, une discothèque ouverte le dimanche soir pouvait laisser son animation lumineuse extérieure jusque tôt le lendemain matin ;
- présence d’un plafond nuageux de type stratocumulus, pouvant servir de support à l’impact des faisceaux lumineux émis par les projecteurs au sol ;
- observation non loin d’une ville importante (Orléans, située à environ 20 km à l’ouest à vol d’oiseau du témoin) à la périphérie de laquelle se trouvaient encore en fin des années 90 de nombreuses discothèques ouvertes pouvant exploiter de tels skytrackers à l’extérieur, à des fins publicitaires ;
- portée des skytrackers très importante, pouvant aller jusqu’à plus de 20 km de diamètre autour des projecteurs ;
- déplacements constitués de « va-et-vient » commandés par la motorisation des projecteurs au sol ;
- de nombreux cas d’observation similaires dans les annales GEIPAN, en particulier à cette époque (voir www.geipan.fr recherche de cas avec mot clef "laser" ou "Skyrose").
Il est impossible de retrouver, plus de 20 ans après, des traces des établissements exploitant de tels projecteurs en 1997, encore plus de vérifier s’ils possédaient un tel équipement susceptible d’avoir été utilisé le soir de l’observation. La plupart de ces discothèques sont fermées définitivement à l’heure actuelle. Mais compte tenu de la pratique à l’époque, de la taille de la zone urbaine de l’emplacement possible, cette impossibilité est neutre pour l’hypothèse (ne peut ni infirmer, ni confirmer).
En revanche, un point n’est pas en faveur de l’hypothèse : nous n’avons pas d’exemple connu de projecteurs créant une forme géométrique comme celle observée par le témoin. Bien que ce type de figure soit dans les potentialités de ces équipements, il y a là un élément d’incertitude et de réduction de probabilité pour cette hypothèse.
La consistance du cas est médiocre du fait de l’imprécision ou du manque d’informations :
- imprécision sur le lieu d’observation, la durée d’observation, la forme du PAN (5 ou 6 rangées décrites et 4 de dessinées) ;
- absence totale de données sur la couleur, la taille angulaire, l’élévation du PAN.
Nous disposons d’une hypothèse qui pourrait expliquer l’observation, mais le niveau d’incertitude résultant est trop fort eu égard au degré limité de la consistance des éléments disponibles.
Le GEIPAN classe le cas en C : phénomène non identifiable par manque de données.