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SAINT-MALO-DES-TROIS-FONTAINES (56) 25.05.1985

Observé le : 25-05-1985
Région : Bretagne
Département : Morbihan
Classe : B
Résumé : SAINT-MALO-DES-TROIS-FONTAINES (56) 25.05.1985. Observations de plusieurs phénomènes lumineux dans le ciel nocturne durant plusieurs phases d'observations : observations d'éclairs d'orage (phase 1) et manque d'information pour le reste des observations.
Description : Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification.

Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé LA TRINITE PORHOUET (56) 1985 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment.

Dans la nuit du 25 au 26 mai 1985 entre 23h et 01h30, quatre témoins vont observer différents phénomènes lumineux. Tout d'abord (phase 1) les témoins à bord d'un véhicule sont intrigués par de nombreux flashes lumineux de différentes couleurs dans le ciel depuis différents endroits de leur trajet. Puis, de retour dans la propriété familiale (phase 2), les témoins scrutant le ciel étoilé remarquent deux points lumineux qui se déplacent à égale distance l'un de l'autre à vitesse variable. Ces points disparaissent ensuite cachés par le paysage. C'est alors (phase 3) que dans une trouée d'arbres ils voient un objet lumineux rouge de forme rectangulaire sur le sommet d'une colline. Apeurés les témoins rentrent à l'intérieur du domicile et se concertent sans comprendre ce qu'ils ont vu. Ils entendent enfin un bruit sourd (phase 4) et remarque un silence total dans la campagne qui les inquiète. Ressortant quelques minutes plus tard, ils ne constatent plus rien. Les témoins se rendent le lendemain à la Gendarmerie. Aucun autre groupe de témoins concernant ces phénomènes nocturnes ne sera trouvé parmi la population des environs.

On note une séquence d'observation en 4 phases, chacune ayant conduit à des descriptions de PAN différentes (voir le compte-rendu d'enquête).


Le point de départ (phase 1) a probablement pour origine des éclairs d'orage (relevés par la météo à l'Ouest ce soir-là), que les témoins n'ont pas su reconnaître de manière sûre (bien que l'hypothèse ait été formulée) pour des raisons multiples : les témoins sont non familiers des lieux, les éclairs sont très lointains alors que le ciel local est dégagé et non orageux, l'éloignement ne permet pas d'entendre le tonnerre.


Les trois phases suivantes font l'objet de descriptions fugaces, peu précises ou contradictoires ne permettant pas d'établir une explication de probabilité suffisante pour être retenue. Néanmoins, aucune de ces observations ne paraît étrange, car il existe pour chacune d'elle au moins une explication que le peu d'information disponible ne peut ni confirmer, ni infirme :


- la description des PAN de la phase 2 rappelle celle des feux d'un simple avion qui, dans certaines conditions d'observation et selon le type de feux présents et allumés, peuvent prendre un aspect un peu particulier ;

- la description du PAN de la phase 3 pourrait correspondre à une percée de Lune rousse dans les nuages ;

- la description du bruit en phase 4 (aucune observation visuelle, car les témoins sont à l'intérieur) peut correspondre à un grondement de tonnerre.


L'ensemble de l'observation a pu paraître étrange à l'époque du fait de son caractère apparemment complexe et redoublé d'étrangeté telle qu'au moins perçue par les témoins.


L'expérience accumulée depuis au GEIPAN, conduit à penser à un phénomène d'amorçage. Les témoins ont pu être placés par leur première observation dans un climat d'étrangeté (ici probablement amplifié collectivement puisqu'aucun des témoins ne semble pouvoir amener de la modération en développant l'hypothèse première d'éclairs d'orage) les conduisant par la suite à scruter le ciel et à associer à cette première étrangeté d'autres phénomènes qui seraient peut-être passés inaperçus sans l'étrangeté première.


Le fait est que les gendarmes ont fait des recherches « auprès des villageois et du milieu paysan afin de recouper ses témoignages » et n'ont rien trouvé, alors que ce samedi soir correspondait à la « foire » au bourg de Josselin (56) et était donc propice (et pas seulement pour les témoins) à de nombreuses sorties nocturnes tard dans la nuit, y compris sur les routes empruntées par les témoins.


La consistance de l'observation est médiocre. Les données recueillies sont trop peu précises, voire contradictoires, lorsqu'elles ne sont pas totalement absentes. Il manque par exemple les éléments essentiels que sont les relevés angulaires, certaines directions initiales et finales d'observation, des durées d'observation, etc


Mais les éléments disponibles permettent d'établir :

- que l'observation première est probablement causée par les éclairs d'un orage.

- et que les autres observations sont peu étranges, n'auraient probablement pas existé sans l'étrangeté persistante créée par la première observation, et ne peuvent pas être expliquées en raison du manque d'informations fiables.


En conséquence le GEIPAN conclut en B (éclairs d'orages) pour le PAN de la phase 1 et C pour le reste des observations.
Compte-rendu : compte rendu enquete.pdf
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Archives csv de l'ensemble des cas et témoignages publiés sur le site du GEIPAN

 

Ces archives sont des fichiers au format csv qui peuvent être importés dans des systèmes de gestion de base de données ou dans des tableurs.

Elle ne comprennent que les données descriptives des cas et des témoignages, les documents associés restent téléchargeables sur la page des cas. Par souci d'anonymat, les coordonnées géographiques fournies sont celles du centre ville de la commune d'OBSERVATION pour les cas récents (après mars 2008), et celle de la gendarmerie de dépôt du procès verbal d'OBSERVATION pour les cas anciens.

         

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