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MURAT-SUR-VEBRE (81) 30.07.1978

Observé le : 30-07-1978
Région : Midi-Pyrénées
Département : Tarn
Classe : A
Résumé : MURAT-SUR-VEBRE (81) 30.07.1978. Observations par deux témoins d'un phénomène lumineux orangé ; disparition progressive : observations de la Lune rousse.
Description : Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé CASTRES (81) 30.07.1978 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment.
Dans la nuit du 29 au 30 juillet 1978, vers 3h45 du matin, un cyclomotoriste (T1) revenant d'une fête à CASTANET-LE-HAUT (34) aperçoit une immense lueur orange dans le ciel alors qu'il se trouve au lieu-dit « Le Devès », sur la commune de MURAT-SUR-VEBRE. Le PAN est également observé par un autre témoin (T2), depuis le même lieu. L'observation a duré cinq minutes, à l'issue desquelles le PAN a disparu à vitesse modérée.
Une patrouille de gendarmerie prend connaissance du cas le 1er août 1978. Les deux témoins sont aussitôt interrogés. L'enquête menée sur place n'a pas permis de trouver d'autre témoin, ni de trace au sol.
La direction indiquée par les deux témoins correspond précisément (à un ou deux degrés prés) à celle de la Lune (voir les notes d'enquête).
La Lune rousse au levant ou au couchant est à l'origine de nombreuses méprises pour les témoins (voir annales du GEIPAN sur www.geipan.fr , recherche de cas avec phénomène Lune). C'est en général la présence de nuages devant la Lune qui crée la méprise, ils la masquent suffisamment pour ne pas pouvoir la reconnaitre mais en tout en laissant apparaitre sa lueur par des trouées pouvant prendre toutes sortes de formes dont certaines étranges. La forme complexe indiquée par le témoin T1 (disque et coupoles) peut être une d'elles.
Les informations météo encore disponibles 40 ans après ne permettent ni de confirmer ni d'infirmer une telle configuration nuageuse.
Les mouvements de balancement du PAN peuvent s'expliquer par une erreur de perception liée aux mouvements des formes nuageuses devant et autour de la Lune.
Le déplacement final du PAN vers la droite constaté par T1 a nécessité une prise de contact avec le témoin. T1 évoque spontanément ce qui lui parait encore le plus étrange : « ça a disparu d'un coup » et à la question vers où ? Il répond « vers l'avant » « au-devant de moi. ». Il se souvient d'une fuite en distance. Quand on lui rappelle son témoignage de déplacement vers la droite, il répond qu'il y en avait un peu mais que c'était surtout vers l'avant. T1 a donc été victime de l'erreur de perception classique consistant à interpréter une évolution de l'intensité du PAN (ici sa diminution du fait de la fermeture du voile nuageux) en une évolution de distance du PAN, en l'occurrence ici en une fuite en distance. Ce point illustre une fois de plus que les expressions des témoins ne sont pas à prendre à la lettre car elles contiennent aussi des interprétations.
La très grande cohérence entre la position vraie de la Lune et la position du PAN ne laisse pas de doute sur la méprise.
Ce cas est consistant (2 témoins indépendants), la description du PAN observé est assez précise. La sincérité et la crédibilité des témoins n'ont jamais été mises en doute. Ce n'est pas la perception visuelle des témoins qui est en cause, mais l'interprétation que les témoins font de leur observation face au phénomène non reconnu.
Le GEIPAN classe le cas en A : observation de la Lune rousse.
Compte-rendu : notes d'enquete.pdf
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Les cas D anciens revisités depuis 2017

Le pourcentage des cas D a considérablement baissé puisqu’il atteint 3% alors qu’il était supérieur à 15% en 2016.

Cette baisse provient :

  • Du nombre moindre de classification D en flux courant lors des 10 dernières années. Ce facteur est détaillé dans l’actualité du 14 décembre 2016.
  • Et surtout du travail de revisite opéré sur l’ensemble des cas D antérieurs à 2010 (depuis la création du GEIPAN en 1977). L’opportunité et la motivation de cette revisite sont détaillées dans l’actualité du 18 décembre 2017.


La revisite des cas anciens porte à ce jour sur près de 160 cas. Vous avez ici la liste complète des cas revisités avec les liens vers les dossiers publiés (accompagnés en règle générale d’un rapport détaillé). Le travail continue avec 65 cas en cours de revisite. Le pourcentage de cas D pourrait donc continuer à baisser.


Le très fort taux de reclassement (seulement 4 cas maintenus D à ce jour) peut s’expliquer par plusieurs raisons qui seront explicitées dans une actualité à venir.

 

Par ailleurs, la revisite pourrait porter aussi sur les autres cas (en particulier les cas C). A ce propos, le GEIPAN est ouvert à tous commentaires sur des conclusions spécifiques à tel ou tel cas.

Archives csv de l'ensemble des cas et témoignages publiés sur le site du GEIPAN

Ces archives sont des fichiers au format csv qui peuvent être importés dans des systèmes de gestion de base de données ou dans des tableurs.

Elle ne comprennent que les données descriptives des cas et des témoignages, les documents associés restent téléchargeables sur la page des cas. Par souci d'anonymat, les coordonnées géographiques fournies sont celles du centre ville de la commune d'OBSERVATION pour les cas récents (après mars 2008), et celle de la gendarmerie de dépôt du procès verbal d'OBSERVATION pour les cas anciens.

         

Base de données des cas

Base de données des témoignages