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NATIONAL (FR) 05.05.1999

Observé le : 05-05-1999
Région : Autre
Département : France
Classe : A
Résumé : NATIONAL (FR) 05.05.1999. Observations dans le ciel nocturne d'une masse lumineuse suivie d'un nuage de forme triangulaire : observations très probables d'un tir de missile de défense M45 ou M4 dans le golfe de Gascogne depuis le large de la Bretagne.
Description : Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification.


Le cas d'observation précédemment classé D et nommé (DPT) HAUTES-PYRENEES (65) 05.05.1999 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment.

Son examen a permis de faire le lien avec un autre cas d'observation [AERO LOC] MORTIERS (17) 04.05.1999 (observation depuis un avion) initialement inexploitable (classé C).

Le 05 mai 1999 vers minuit, 9 témoins situés dans différentes communes des Hautes-Pyrénées (65) observent dans le ciel nocturne un phénomène constitué d'une lueur très lumineuse suivi d'un nuage triangulaire ou conique. Aucun bruit particulier n'est entendu. Durant les observations, dont la durée varie, le PAN semble pivoter sur lui-même. La lueur disparait et le nuage s'estompe progressivement. Ce phénomène est également rapporté par un pilote (dont l'avion est situé au sud de Cognac). Le contrôleur aérien notera également que deux autres pilotes rapportent avoir vu le même phénomène .


De très bonne consistance (3 groupes de témoins indépendants dans les Hautes-Pyrénées, renseignements assez précis), ce cas s'avère être une méprise très probable avec un tir de test de missile. Grâce à internet l'accès aux annales de tirs de missiles est plus aisée 20 ans après qu'elle ne l'était au moment des tirs (voir le compte-rendu d'enquête).


La description du PAN rappelle très fortement un tir de missile, et plusieurs des témoins ont pensé à un lancement de fusée. Si aucun lancement de fusée ne correspond effectivement à l'observation, il est à noter que 2 tirs de missiles français ont eu lieu à la date du 04 mai 1999. Or l'observation du PAN, en heure TU correspond bien à la date du 04 mai 1999.


De nombreux éléments sont parfaitement cohérents avec l'hypothèse d'une méprise avec un tir de missile : les directions d'observation indiquées par les témoins pointent vers le Golfe de Gascogne et le large de la Bretagne. De plus, le fait que les 3 groupes de témoins distant géographiquement voient le PAN dans des conditions similaires montre qu'il se situait à haute altitude.

Par ailleurs, l'équipage d'un avion de ligne (cas [AERO LOC] MORTIERS (17) 04.05.1999 survolant la Charente, a fait le même type d'observation au même moment.
Tout ceci établit l'hypothèse d'une méprise avec l'un de ces deux missiles, parfaitement visibles (avec distinction du corps et des gaz éjectés) dans le ciel de nuit des témoins car les missiles sont encore dans l'éclairage du soleil du fait de leur haute altitude. On sait qu'il y eu un tir ce jour-là et que c'est bien à cette heure précise qu'ont eu lieu les tirs suivants. Dans ces conditions le fait que l'on n'ait pas la confirmation de l'heure de tir ce jour-là n'est pas susceptible de nuire à cette hypothèse. Il n'est pas raisonnable de lancer une procédure (lourde sur le plan formel 20 ans après) de recherche auprès des centres d'essais pour une précision horaire du tir du 04 mai 1999.

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En conséquence le GEIPAN rassemble les deux cas d'observation dans un seul cas qu'il classe en A : observation très probable d'un tir de missile de défense M45 ou M4 dans le golfe de Gascogne depuis le large de la Bretagne.




Compte-rendu : compte rendu enquete.pdf
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Les cas D anciens revisités depuis 2017

Le pourcentage des cas D a considérablement baissé puisqu’il atteint 3% alors qu’il était supérieur à 15% en 2016.

Cette baisse provient :

  • Du nombre moindre de classification D en flux courant lors des 10 dernières années. Ce facteur est détaillé dans l’actualité du 14 décembre 2016.
  • Et surtout du travail de revisite opéré sur l’ensemble des cas D antérieurs à 2010 (depuis la création du GEIPAN en 1977). L’opportunité et la motivation de cette revisite sont détaillées dans l’actualité du 18 décembre 2017.


La revisite des cas anciens porte à ce jour sur près de 160 cas. Vous avez ici la liste complète des cas revisités avec les liens vers les dossiers publiés (accompagnés en règle générale d’un rapport détaillé). Le travail continue avec 65 cas en cours de revisite. Le pourcentage de cas D pourrait donc continuer à baisser.


Le très fort taux de reclassement (seulement 4 cas maintenus D à ce jour) peut s’expliquer par plusieurs raisons qui seront explicitées dans une actualité à venir.

 

Par ailleurs, la revisite pourrait porter aussi sur les autres cas (en particulier les cas C). A ce propos, le GEIPAN est ouvert à tous commentaires sur des conclusions spécifiques à tel ou tel cas.

Archives csv de l'ensemble des cas et témoignages publiés sur le site du GEIPAN

Ces archives sont des fichiers au format csv qui peuvent être importés dans des systèmes de gestion de base de données ou dans des tableurs.

Elle ne comprennent que les données descriptives des cas et des témoignages, les documents associés restent téléchargeables sur la page des cas. Par souci d'anonymat, les coordonnées géographiques fournies sont celles du centre ville de la commune d'OBSERVATION pour les cas récents (après mars 2008), et celle de la gendarmerie de dépôt du procès verbal d'OBSERVATION pour les cas anciens.

         

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