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MARTIGUES (13) 12.01.1982

Observé le : 12-01-1982
Région : Provence-Alpes-Côte-d'Azur
Département : Bouches-du-Rhône
Classe : C
Résumé : MARTIGUES (13) 12.01.1982. Observations brèves et successives d'une très forte lueur blanche immobile et silencieuse ; présence d'un halo : manque d'informations.
Description : Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A,B,C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification explicité dans une note d'enquête.
Ce cas d'observation précédemment classé D et anciennement nommé MARTIGUES (13) 1982 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment.
Le 12 janvier 1982 entre 5h 45 et 6h 15, deux témoins aperçoivent, depuis les volets entrebâillés de leur chambre, une lueur de forte intensité. L'objet est décrit comme une boule lumineuse blanche avec un halo vert qui reste immobile et silencieuse. Chaque apparition dure quelques secondes. Le témoignage d'un troisième témoin est rapporté par le T2 indique une observation faite aux environs de 7 heures du matin.
L'observation des témoins directs (ayant signé un PV de gendarmerie) est faite depuis le lit par les volets entre-baillés de leur chambre. Elle porte sur une lueur fugitive fixe aperçue plusieurs fois, quelques secondes, entre 5H45 et 6h. Le PV de gendarmerie indique que la fenêtre de la chambre donne sur le pont autoroutier en visée Nord-Ouest et à 150 m depuis le lieu d'observation. T2 situe à le PAN "à une hauteur de 60 m, à proximité du pont autoroutier. Ce dernier culmine à 45m". Ces éléments indiquent un PAN à faible élévation en direction Nord-Ouest. La hauteur du PAN serait de 60m - 25 m (hauteur du 8° étage) observé à 150 m, soit autour de 12° d'élévation.
Une hypothèse pourrait être l'observation de Capella. Cette étoile évolue vers un azimut de 320° et un site de 15° et se trouve donc dans le secteur Nord-Ouest. Capella peut se présenter, en raison des turbulences atmosphériques à basse élévation, avec des couleurs variables compatibles de celles observées (blanc et vert). T1 indique qu'il pleuvait. Le ciel pouvait ne pas être totalement couvert et laisser apparaitre Capella de manière fugitive. Le passage de voile nuageux peut faire varier l'intensité de l'étoile et donner l'impression de distance plus ou moins proche des témoins.
Les témoins signalent néanmoins une luminosité forte pour une observation de Capella :
T1 : "d'une intensité très forte. J'ai cru à un éclair d'orage ou à un « flash d'usine »."
T2 : "le point central très violemment éclairé", "un éclairage qui englobait tout le quartier".
En fait ils font l'observation depuis leur lit par l'entrebâillement des volets (T1 indique ne pas avoir bougé du lit, et T2 avoir observé avant de se lever, il n'y a plus de PAN lors de l'observation qui suit depuis le balcon). Cette condition d'observation peut avoir accentué l'impression de surprise et d'intensité de la lumière. Mais cette même condition d'observation semble indiquer un champ angulaire d'observation restreint autour de la normale du bâtiment, ce qui réduit la probabilité de l'hypothèse Capella, sans néanmoins l'exclure (comme le montre la reconstitution jointe).
Une autre hypothèse serait une foudre en boule. Le temps pluvieux, les couleurs et le halo, la durée courte font penser à ce type de phénomène qui peut apparaitre lors d'une ambiance orageuse (jaune+halo vert pale). Voir l'article Aspects, manifestations et classification de la foudre en boule. Ceci expliquerait plus directement (que pour l'hypothèse Capella) la perception de forte lueur et aussi de boule ou halo (bien que ces dernières perceptions accompagnent parfois aussi des observations d'astres).
Nous ne disposons pas de la déclaration du 3eme témoin signalé par T2, mais seulement de ce qui a été rapporté dans le PV. Entre 7h et 7H15 il a aperçu une lueur en forme de demi-sphère blanc-bleuté. Cette lueur très forte et silencieuse a duré deux secondes. L'observation semble non compatible de Capella du fait de la direction (voir reconstitution), mais l'est d'une foudre en boule. Cette dernière peut se manifester de manière fugitive par temps orageux y compris une heure (7H) plus tard que pour l'observation de T1 et T2.
L'observation est peu étrange car la lueur peut résulter d'une étoile ou plus vraisemblablement d'une foudre en boule. Les conditions d'observation très mauvaises, en particulier le champs visuel apriori réduit (depuis le lit par l'entrebâillement des volets ) n'ont pas permis l'observation correcte de l'apparition, l'évolution et disparition du PAN, éléments déterminants pour approfondir et pour confirmer une des hypothèses (surtout pour la foudre en boule). Le troisième témoignage manque aussi de consistance (précision, fiabilité) du fait de son caractère indirect.
En conclusion, il s'agit de témoignages de faible étrangeté, pouvant correspondre éventuellement à une étoile ou plus vraisemblablement à une manifestation de foudre en boule, mais qu'il n'est pas permis d'exploiter correctement du fait leur faible consistance.
Le GEIPAN classe le cas en C : manque d'informations fiables.
Les observations faites d'autres jours, signalées par T2 et reportées par le PV sont inexploitables (manque d'information, pas de date précise).
Compte-rendu : reconstitution.pdf
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Archives csv de l'ensemble des cas et témoignages publiés sur le site du GEIPAN

 

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Elle ne comprennent que les données descriptives des cas et des témoignages, les documents associés restent téléchargeables sur la page des cas. Par souci d'anonymat, les coordonnées géographiques fournies sont celles du centre ville de la commune d'OBSERVATION pour les cas récents (après mars 2008), et celle de la gendarmerie de dépôt du procès verbal d'OBSERVATION pour les cas anciens.

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