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CHATEAUDOUBLE (26) 01.01.1977

Observé le : 01-01-1977
Région : Rhône-Alpes
Département : Drôme
Classe : A
Résumé : CHATEAUDOUBLE (26) 01.01.1977. Longues observations d'un objet lumineux stationnaire à basse altitude ; disparition rapide et silencieuse : observations de Vénus.
Description : Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification.

Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé CHABEUIL (26) 01.01.1977 a fait l'objet d'une première revisite en 2011 dans laquelle une carte du ciel jointe indiquait la présence de Vénus dans le secteur du ciel observé. La nouvelle conclusion insiste sur les éléments qui ont participé à l'étrangeté du cas à l'époque et confirme l'observation astronomique.


Le 01 janvier 1977 entre 19h30 et 19h45 deux personnes circulent en voiture sur un chemin communal dans le quartier de la Serre à Valence (26). Lors de leur aller-retour sur cette route, ils sont intrigués par la présence d'un phénomène lumineux blanc de très forte intensité à basse altitude. Stationnaire en direction du Sud, le PAN de forme large s'élève ensuite rapidement pour disparaître toujours en direction du Sud. Aucun bruit n'est entendu durant la longue observation. Un troisième témoin retrouvé par les gendarmes lors de l'enquête rapporte n'avoir rien constaté de particulier ce soir là et dans son champ mais décrit une observation d'un PAN faite un an auparavant.

L'observation est bien documentée grâce aux photos et reconstitutions des gendarmes. Par contre, il y a des incohérences dans les descriptions de formes ou mouvement du PAN.


La quasi- stationnarité du PAN sur une durée importante (deux observations d'au moins 10mn séparées par au moins 15mn) font penser à l'observation d'un astre. Concernant l'aspect, certains points de témoignages traduisant un mouvement ou une forme large ont pu paraître étranges et conduire à écarter cette hypothèse lors de la première enquête il y 40 ans. Mais l'expérience acquise par le GEIPAN permet d'expliquer ces perceptions.

La variation d'intensité lumineuse, causée par l'évolution du voile atmosphérique devant l'astre est logiquement interprétée par le témoin comme une variation (dite radiale) en distance (dans sa direction) d'un PAN qui serait à intensité constante et selon des vitesses souvent qualifiées de fulgurantes, en particulier lors de la fuite et de la disparition finale.

- le témoin T1 dit "à l'instant l'objet se déplaça à une vitesse vertigineuse vers le sud" ;

- le témoin T2 dit "Au bout d'une minute environ, cet engin a commencé à s'élever et à diminuer en grosseur. Cette manuvre a duré environ cinq secondes et à ce moment-là la boule de feu est partie vers le sud comme une étoile filante. Je précise que ceci s'est passé très rapidement."... " je dois ajouter que lorsque l'engin s'est envolé, j'ai eu l'impression que notre automobile partait en marche arrière".


Notons que la direction Sud de déplacement est la même que celle que les témoins attribuent à la direction du PAN, ce qui va dans le sens d'une perception de déplacement radial. Seul T1 décrit un mouvement qui pourrait laisser penser à une trajectoire non radiale avec une évolution en position dans le ciel, il dit "se déplaça à une vitesse vertigineuse vers le sud en décrivant une courbe au départ de 45° environ".


T2 Indique une notion de taille plus importante que celle d'un astre avec des formes et des rayons projetés. Cela se produit également lors de l'observation avérée d'astres très brillants comme Vénus ou Sirius pas loin de l'horizon, l'élément le plus courant (attesté ici aussi) étant constitué par les couleurs variables et clignotements.On note que l'observation est faite en présence ou à proximité de nappes de brouillards qui ont pour effet d'accentuer les effets dispersifs de l'atmosphère sur les lumières issues de l'astre. Notons enfin que T1 ne distingue aucun effet de forme au-delà d'un point lumineux large et globalement rond et que les deux témoins font souvent référence à une étoile pour signaler le PAN.


Le doute n'est guère permis quand on constate (voir reconstitution ci-jointe réalisée à partir des photos de gendarmerie) que Vénus est exactement (à un ou deux degrés prés) dans la direction du PAN (234° et non plein sud comme pensé par les témoins). Vénus a bien une trajectoire descendante jusqu'à être à quelques degrés du haut de la colline en fin de l'observation. La forte luminosité avec dispersion des rayons du fait du brouillard a pu faire penser que le PAN est posé sur la colline, du moins pour T2 car T1 a toujours situé le PAN au dessus du sol.

La disparition finale du PAN résulte du passage d'un brouillard ou nuage plus épais. Les perceptions d'intelligence du PAN (départ) en réaction à la présence des témoins signalée par les phares sont de pur hasard, d'ailleurs T2 précise que la "réaction" du PAN a pris deux minutes ("J'ai l'impression que les lumières de notre voiture ont été gênantes car deux minutes après l'appel de phare, l'engin est parti").


Vénus est exactement dans la direction du PAN. Les écarts témoignés par rapport à l'aspect standard d'une étoile sont conformes à ceux enregistrés lors de nombreuses observations avérées de Vénus ou Sirius prés de l'horizon et ce qui ne le serait pas (mouvement non radial) n'est noté que par un témoin (T1) et pas par l'autre.

En conclusion le GEIPAN classe le cas en A : observation de Vénus.

Compte-rendu : reconstitution.pdf
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Les cas D anciens revisités depuis 2017

Le pourcentage des cas D a considérablement baissé puisqu’il atteint 3% alors qu’il était supérieur à 15% en 2016.

Cette baisse provient :

  • Du nombre moindre de classification D en flux courant lors des 10 dernières années. Ce facteur est détaillé dans l’actualité du 14 décembre 2016.
  • Et surtout du travail de revisite opéré sur l’ensemble des cas D antérieurs à 2010 (depuis la création du GEIPAN en 1977). L’opportunité et la motivation de cette revisite sont détaillées dans l’actualité du 18 décembre 2017.


La revisite des cas anciens porte à ce jour sur près de 160 cas. Vous avez ici la liste complète des cas revisités avec les liens vers les dossiers publiés (accompagnés en règle générale d’un rapport détaillé). Le travail continue avec 65 cas en cours de revisite. Le pourcentage de cas D pourrait donc continuer à baisser.


Le très fort taux de reclassement (seulement 4 cas maintenus D à ce jour) peut s’expliquer par plusieurs raisons qui seront explicitées dans une actualité à venir.

 

Par ailleurs, la revisite pourrait porter aussi sur les autres cas (en particulier les cas C). A ce propos, le GEIPAN est ouvert à tous commentaires sur des conclusions spécifiques à tel ou tel cas.

Archives csv de l'ensemble des cas et témoignages publiés sur le site du GEIPAN

Ces archives sont des fichiers au format csv qui peuvent être importés dans des systèmes de gestion de base de données ou dans des tableurs.

Elle ne comprennent que les données descriptives des cas et des témoignages, les documents associés restent téléchargeables sur la page des cas. Par souci d'anonymat, les coordonnées géographiques fournies sont celles du centre ville de la commune d'OBSERVATION pour les cas récents (après mars 2008), et celle de la gendarmerie de dépôt du procès verbal d'OBSERVATION pour les cas anciens.

         

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